Pazzi - Compagnie INTERFACE

sam 15 sep. - 20h00

liste des prix

Réserver ( Plein Tarif CHF 35.-- )

C'est la quête d’une âme humaine qui veut toucher le divin, embrasser la sainteté. C’est le refus de la soumission passive, de la soumission au monde et à sa morale, de cette soumission qui rend les rêves inaccessibles et qui justifie le fatalisme de sa propre vie.

On y dévoile un vrai combat, non pas contre les autres, mais contre soi-même, ou plutôt pour soi-même. PAZZI c’est transcender son corps, mettre à l’épreuve ses croyances, franchir ses barrières physiques et morales. Une ode à la marginalité.

Processus de création

Pour PAZZI, la compagnie s'est inspirée de ce qu'elle avait lu sur la vie de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, personne au destin fascinant dont les valeurs l'ont fortement interpelée.

Selon Marie-Madelaine Pazzi, il n'est possible de s'élever spirituellement qu'en respectant la soumission absolue et la souffrance du corps.

Après six mois de recherche artistique, la compagnie s'enferme pendant une semaine dans un cloître, acceptant de respecter à la lettre les règles et rythmes imposés aux moniales de cet endroit. Ce fut un bouleversement total de tous leurs aprioris quant à une vie dédiée à Dieu !

En rentrant chez eux, l'équipe de création a transformé les locaux d'INTERFACE en cloître pour continuer la création en cours, retravaillant complètement le spectacle dans un univers de méditation, d'oraison, de silence, de soumission, de don de soi, où chaque acte est prévu à l'avance. Un univers où l'on peut totalement libérer son esprit, ceci parce qu'on a choisi de suivre les règles sans se poser de questions.

Levés à 4h et couchés dans leur « cellule » individuelle à 20h, chaque membre de la compagnie a trouvé, ou plutôt éprouvé, le chemin de l'élévation spirituelle et pratiquait son art en se baignant totalement dans cette énergie particulière.

Six mois après leur passage au couvent, la compagnie présente PAZZI, heureuse d'avoir tant découvert sur le monde et sur l'être humain. Et chaque représentation est dès lors devenue un grand hymne à ces femmes exceptionnelles que la compagnie avait rencontrées et qui avaient tant à leur transmettre.

Marie-Madeleine de Pazzi 1566-1607

Née en 1566, Marie-Madeleine de Pazzi était la fille de l'une des familles nobles les plus en vue de Florence et promise à un mariage de raison fructueux. Mais dès l'âge de dix ans, elle avait décidé qu'elle deviendrait religieuse. Après plusieurs tentatives de mariage avorté, ses parents cédèrent à son caprice et la laissèrent entrer, à 16 ans, chez les Carmélites de Notre Dame des Anges de Florence. Marie-Madeleine de Pazzi allait marquer son couvent, et son siècle.

Marie-Madeleine de Pazzi reçut les stigmates à l'âge de 19 ans, et, voulant pousser ses souffrances encore plus loin, se roulait parfois dans des ronces et, entre autres, se fouettait plusieurs fois par jour avec la discipline. "Ce n'était pas assez que son corps fût supplicié, elle voulait encore être humiliée et écoeurée. On la vit la corde au cou, manger à terre comme les bêtes, ramper sur les dalles du réfectoire pendant le repas des autres nonnes pour leur baiser les pieds par-dessous la table. Elle voulut être fouettée par la Prieure devant les autres religieuses, ou encore foulée aux pieds par elles. Elle tint à soigner les malades, surtout quand les soins étaient pénibles. On la vit lécher les plaies d'une soeur qui souffrait d'une répugnante maladie de peau, un ulcère de la jambe où nageaient les vers, et, dans un autre cas, d'une lépreuse."

Le dépassement de tout ce qui pourrait heurter sa sensibilité n'avait pas de limites. Et autant elle se dépassait, autant elle vivait des extases demeurant incompréhensibles pour le reste du couvent. A quarante-deux ans Marie-Madeleine de Pazzi meurt. Les Carmélites remarquèrent aussitôt qu'il se dégageait de la tombe une odeur agréable. Un an après sa mort, en 1608, elle fut déterrée et on fut surpris de découvrir, lors de l'ouverture du cercueil, un corps en parfaite santé malgré l'humidité du tombeau qui avait imbibé les vêtements de la Carmélite. Autre phénomène, une sorte d'huile suintait de ses genoux, phénomène qui dura huit ans. La dépouille ne fut jamais embaumée.

Conception et Mise en Scène   André Pignat
  Géraldine Lonfat
Chorégraphie   Stéphanie Boll
Conception et Mise en Scène   Stéphanie Boll
Chorégraphie   Géraldine Lonfat
Musique originale   André Pignat
Texte   librements inpsiré des écrits de Marie-Madeleine de Pazzi
Costumes   Gerda Pignat
Scénographie   Patrick Jacquérioz



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